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Le rapport de PandaLabs s’intéresse cette semaine à deux chevaux de Troie particulièrement dangereux, KardPhisher.A et Spabot.AS, et au ver Mhubs.A. |
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KardPhisher.A est un cheval de Troie qui dérobe des informations confidentielles en imitant un message de Windows. Le processus est le suivant. Après avoir infecté un ordinateur, le cheval de Troie crée un fichier du nom de “keylog.dll” qui capture les frappes entrées par l'utilisateur. |
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Pour s'assurer que l'utilisateur entre des informations qui l'intéressent, le cheval de Troie affiche au prochain démarrage de l'ordinateur un faux message de Microsoft l'informant qu'un autre utilisateur a activé leur copie de Windows. Il est alors demandé à l'utilisateur d'entrer certaines données pour vérifier que leur copie est légitime.
"Les utilisateurs sont piégés car ils sont contraints d'entrer leurs données. S'ils cliquent sur "Non, je le ferais plus tard", l'ordinateur s'éteint et le message s'affiche de nouveau au redémarrage du poste.", explique Luis Corrons, le directeur technique de PandaLabs. |
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Si les utilisateurs acceptent, KardPhisher.A affiche une autre fenêtre dans laquelle ils sont invités à entrer des informations confidentielles : leur numéro de carte bancaire avec le code secret et le cryptogramme visuel, leur adresse email, ... |
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Le cheval de Troie vérifie si l'adresse email contient le symbole "@" et si le numéro de carte bancaire comporte le bon nombre de chiffres. |
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"Cependant, le cheval de Troie ne vérifie pas si les données sont exactes. L'utilisateur peut donc entrer une fausse adresse email et un numéro de carte bancaire factice. De cette façon, l'utilisateur ne révèle pas ses données confidentielles aux pirates et peut de nouveau utiliser son ordinateur correctement.", indique Luis Corrons. |
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"Le danger est que des utilisateurs non avertis fournissent leurs véritables données car celles-ci sont immédiatement envoyées via un site Web au créateur du malware.", ajoute Luis Corrons. |
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Spabot.AS est un autre cheval de Troie redoutable qui télécharge plusieurs fichiers sur l'ordinateur. Il vérifie que l'ordinateur est connecté à Internet et, si tel est le cas, il envoie des messages de spam. Ces emails font la promotion d'un médicament contre les troubles de l'érection et indiquent l'adresse d'un site Web où les utilisateurs devraient pouvoir l'acheter.
Spabot.AS télécharge une bibliothèque DLL qui modifie les pilotes système LSP (Layered Service Provider) pour filtrer les communications.
Les pilotes système LSP surveillent les communications réseaux des applications installées. Grâce aux modifications effectuées, le cheval de Troie peut intercepter les informations échangées entre le navigateur Internet Explorer et les serveurs ou encore les emails envoyés depuis le logiciel Outlook. |
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Le troisième malware étudié cette semaine est le ver Mhubs.A. Il affiche l'icône "Poste de travail" de Windows, pour tromper les utilisateurs. Si l'utilisateur l’execute, le ver ouvre une fenêtre qui présente les mêmes informations que dans le véritable dossier "Poste de travail". Cependant, le ver place en même temps une copie de lui-même sur tous les disques mappés et physiques connectés à l'ordinateur. |
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Mhubs.A crée également un fichier qui s'injecte dans l'Explorateur Windows et qui permet au ver de s'exécuter à chaque fois que l'utilisateur se sert de cet outil. Sous Windows Millenium, Windows 98 et Windows 95, l'ordinateur a besoin du consentement de l'utilisateur avant l'exécution de Mhubs.A puisqu'il identifie le malware comme un contrôle ActiveX. En revanche, l'infection est immédiate sous Windows XP et sans signes apparents. |
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Le ver effectue également plusieurs modifications dans la base de registre Windows. Une de ces modifications vise à cacher les extensions de fichiers. Mhubs.A peut également cacher les copies de lui-même placées sur les différents disques.

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